NOTRE AVIS
Dans la vie tâchons de voir toujours le yin et le yang des choses. Chaque point de vue sur une chose me semble bien incomplet s'il est seul. On approche de la vérité par le rassemblement de points de vue différents.
Il est évident que l'enfant a plus de chance d'avoir un développement harmonieux avec deux parents aimants qu'avec un seul. Ajoutons qu'un enfant a plus de chance d'avoir un développement harmonieux s'il a plus de personnes proches qui l'aiment dans son « premier milieu » (lien) : lire les thèses de Robert PLOMIN qui y sont développées.
L'être humain est un être grégaire, social... un être qui a besoin de liens forts avec d'autres.
Dans une famille « à l'ancienne » de chez nous ou comme il se fait encore souvent ailleurs, la présence d'oncles et de tantes ou/et de grands parents est importante. La famille peut même inclure de grands amis... et s'étendre jusqu'à une petite communauté telle un village...
Un enfant a plus de chance d'avoir un développement harmonieux que dans un classique foyer occidental actuel, un foyer où s'isolent souvent fortement socialement un père et une mère avec des enfants.
Ce qui signifie que le parrainage est très probablement plus dans l'intérêt d'un enfant qu'une adoption... et bien plus qu'une adoption internationale.
On pourrait alors être très critique envers ces familles majoritaires, dans nos pays, ces familles à seulement deux véritables parents ; parents qui s'isolent beaucoup avec leurs enfants. On pourrait être encore plus critique avec elles car nous pensons que c'est d'elles qu'est issue la majorité des familles monoparentales fragiles, souvent des femmes abandonnées avec leurs enfants par des hommes, souvent de plus des femmes avec de faibles sources de revenus, voire sans revenus du tout...
Notre société doit repenser la place de ces « messieurs »... Que ceux-ci soient surtout plus responsables avec les autres et particulièrement moins « animaux », moins « machos » (= « mâles » en espagnol - ndlr).
L'on voit en réalité très peu de « pères de naissance » isolés recherchant des enfants adoptés...
Il y a plusieurs sources d’abandons bien distincts qui sont à l'origine de familles monoparentales :
- Ceux provoqué par un homme, souvent sans préoccupation du tout pour une femme et des enfants « abandonnés » (abandon barbare…).
- Ceux incité par le comportement des partenaires chacun à l’égard de l’autre.
- Ceux réalisé par une mère abandonnée souvent immensément préoccupée pour un et/ou de ses enfants qu’elle a dû elle-même abandonner (un abandon humain).
- L’on peut ajouter une autre sorte d'abandon... celui de l'État, d'une Nation, qui se refuse à une une véritable politique sociale et/ou tente de profiter de l’adoption pour ses avantages financiers sur le dos des enfants (abandon politico-économique).
Or le rôle de l'État n’est-il pas d’être énergiquement solidaire des enfants et familles en difficultés et parallèlement veiller à moins d'individualisme dans notre société ??
D'innombrables ONG, associations ou mouvements
à vocation humanitaire, éthiques ou religieuses s’y attèlent.
Mais n’est-ce pas au premier chef le rôle de la société ??
Il y a également un petit groupe de familles monoparentales qui se forment «sans passer par la case biparentale» (par insémination artificielle par exemple). Si celles-ci offrent un premier cercle ou milieu riche en modèles (compagnons de vie,…) ces familles ne seraient des familles monoparentales qu'officiellement ...
Ici, ces familles ne devraient pas se souvent se manifester par un développement dysharmonieux de leurs enfants.
Mais il y a aussi le travers que prônent certaines thèses ultra-féministes, telles celles de Judith BUTLER (lien), affirmant que l’homme n’est désormais plus nécessaire pour l’éducation des enfants, et bientôt pour la reproduction…
Lapider les familles monoparentales serait prendre le parent pour un bouc émissaire facile pour une société... bien pourrie d'individualisme et d'égoïsme et de narcissisme... et une société qui accorde moins souvent la place à l'homme.
Les mouvements politiques, éthiques et moraux devraient indiquer plus souvent et plus efficacement les sens de la solidarité, de l'amour... de l'humanité... surtout dans la composante mâle de la société.
GPR
avec la collaboration de PiR