PRÉAMBULE
Il existe un vice de taxinomie psychologique flagrant, hélas actuellement extrêmement utilisée dans ce qui est appelé «La blessure Primitive ».
Cette appellation nous provient de Nancy VERRIER[1] et de sa traductrice.
Nancy VERRIER est en effet l’inventrice de l’expression « Primal Wound » a été traduite textuellement par « Blessure Primitive », par Françoise HALLET. Cette dénomination est malheureusement équivoque, et pour tout dire extrêmement réductrice. Nous nous en expliquerons le motif ci-dessous.
Mais en la circonstance, il eut été plus logique et naturel d’utiliser l’expression « Birth Wound » (en Français : « Blessure de Naissance »).
D'ailleurs, la première blessure d'un enfant n'est-elle pas celle de la naissance proprement dite ??
En effet, il s'agit bien d'une rupture d'avec le "sein" maternel, avec poiur conséquence :
L'ensemble de ces ruptures ne constitue-t-il pas le TOUT PREMIER ABANDON ??
Pour nous, la « blessure primitive » n’est pas spécifiquement « de naissance », mais au contraire celle qui est à l’origine, à tout âge du symptôme ou du syndrome d’une personne, d’une famille ou d’une collectivité.
POUR LA SUITE DES THÈSES ET DES CONSÉQUENCES DES TRAVAUX DE SERGE PLOMIN sur cette problématique, suivre le lien : "Délinquance et Robert PLOMIN" sur ce site. Au bas de cette page, vous pouvez cliquer sur "Retour" pour revenir à cette page.-ci
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Par « blessure primitive », nous entendons donc celle qui est, quel que soit l’âge où elle est survenue, la cause des souffrances actuelles d’un sujet, d’un patient (en psychothérapie).
Ainsi, et non pas exclusivement comme le prétendent des ‘spécialistes’ en adoption et en « Troubles de l’Attachement »[2], la blessure de l’enfant d’avec sa maman de naissance, mais aussi celle aussi de la blessure d’abandon chez la maman de naissance (quel qu’en soit la cause, et sous quelque forme que ce soit).
L’abandon de son enfant par la maman de naissance est AUSSI une « blessure primitive ».
De même, les changements successifs de placements d’un enfant, et les ruptures subséquentes, ayant tenté ou réussi un attachement sécuritaire, constituent également des « blessures primitives », qui deviennent, selon le nombre de ruptures à des figures d’attachement secondaires, de véritables chaines de boulets de forçat chevillées aux « pieds » de l’enfant.
Plus le nombre de ces « boulets » sera nombreux, plus les difficultés apparaîtront dans les familles inadéquates.
Ainsi également, l’infertilité, le deuil inachevé de la mort d’un enfant, l’avortement, suite à abandon du père par exemple, ou suite à un contexte familial consécutif à la jeunesse de la maman ou un compagnon violent, ou encore suite à une fausse couche, voire un viol, sont des «blessures primitives » qui peuvent être très récentes.
Si là se trouve le mobile de l’adoption, nous nous trouvons donc devant une triade, devant trois personnes souffrant de « blessures primitives ».
Les blessures primitives, selon nous, sont donc celles qui sont à l’origine des problèmes socio-psychologiques, et non seulement aux « troubles de l’attachement ».
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NOTES:
[1] Nancy Newton VERRIER
· Gateway Press (Baltimore), 1993.
· Traduit en Français par Françoise HALLET sous le titre : La Blessure primitive »
· Ed. De Boeck (prononcer « bouc), Bruxelles,
· -ISBN 2-8041-4546-8
[2] Nous songeons plus particulièrement à certains parents revendicateurs mais totalement inadéquats face aux difficultés issues de ce nous appelons l'engrenage des troubles de l'attachement (lien).
Ils sont soumis (apparence sectaire) à une certaine « pensée unique » car, sans entr'apercevoir que leur propre comportement est totalement inadapté à celui de leur enfant, se lamentent et face à leur remise en cause par autrui, deviennent maltraitants et harceleurs.
Pour eux, seule la « blessure primitive » (selon le sens qu’ils lui donnent – par contamination il est vrai par de nombreux professionnels) consiste en la rupture d’avec la maman de naissance.
PiR