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| Qu’est-ce que la psychologie communautaire ? (Pierre Roggemans) La Psychologie Communautaire est en quelque sorte une psychologie de l’environnement tant social que psychique et physique. En quelque sorte, elle « jouxte » le développement communautaire (lien), tout en rejoignant à la fois Fred ADLER et Robert PLOMIN. 1. Problématique des « enfants difficiles ».Il s’agit bien ici des enfants, et non des adolescents (aspect qui sera examiné plus loin). L’on rejoint en effet ici tant les concepts de « Style de Vie » d’ADLER que d’ « Environnements », « partagé » ou « non partagé » de Robert PLOMIN. Le « Style de Vie », selon Alfred ADLER, est un « schéma bien déterminé de l’aperception [dont] les conclusions, les actions sont dirigées en pleine concordance avec cette forme idéale à laquelle on aspire ». (je souligne) (in : « L’Enfant Difficile ; Technique de la psychologie individuelle comparée », A. ADLER, 1930, trad. Dr SCHAFFER, 1949). Ces modèles de style de vie s’élaborent suite à une longue période au cours de laquelle se retrouvent les traces, conscientes ou inconscientes, de souvenirs d’évènements mal compris. C’est ce « Style de Vie » est ce qu’ADLER va tenter d’expliquer chez les enfants « difficiles ». Adler explique au long de son ouvrage, comment ce que nous appellerions maintenant (cf. R. PLOMIN, cf notre page « Délinquance et PLOMIN » - lien) l’ « environnement partagé » détermine le style de vie de l’enfant, devenu difficile. Nous aurons ultérieurement l’occasion de développer avec ADLER différents modes de relations de l’enfant avec son environnement partagé qui construisent son style de vie « difficile », en s’adaptant par nécessité de survie à son environnement partagé pour parvenir à la reconnaissance ou aux soins attendus, et qui font –du moins partiellement– défaut. La psychologie communautaire est précisément l’un de ces outils (comme l’analyse systémique ou les constellations familiales par exemple) pour tenter de « dénouer les épis emmêlés » dans cet environnement partagé. Car l’enfant « difficile » n’en est que le symptôme… : la racine du comportement « difficile » de l’enfant se trouve au sein-même de cet environnement partagé. La méthode employée par la Psychologie Communautaire est de susciter dans cet environnement partagé des conditions de vie plus adéquates à permettre à l’enfant de se développer sans le subterfuge d’un style de vie « anormal » (terme utilisé par ADLER). Nous nous trouvons donc ici plutôt devant une Problématique de « l’environnement partagé difficile ».
2. Problématique des « adolescents difficiles ». (en chantier). 3. Problématique des « environnements non partagés difficiles ». (en chantier). 4. Problématique des « environnements non partagés difficiles ». (en chantier). 5. D’une manière générale, la Psychologie Communautaire aura pour but :
5.1. Susciter de meilleures conditions de vie, tant au sein de l’environnement partagé (pour l’enfant) qu’au sein de l’environnement non-partagé (adolescents et adultes en difficulté de vie).
5.2. Tenter de gommer les inégalités sociales en matière d’accès à la culture, aux soins et aux droits.
5.3. Il s’agit donc d’un travail, quasi militant, « socio-psychothérapeutique » sur la famille, l’école, le quartier, la cité, la « bande de rue », etc.
5.4. Il ne s’agit donc pas d’un travail « expérimental », à l’instar de la Psychologie Sociale, mais plutôt d’une sorte de « recherche-action » (terminologie plutôt sociologique, mais ici appliquée à la psychologie communautaire).
5.4.1. Recherche : de nouveaux modèles d’interventions, et leur adaptation aux situations auxquelles le psychologue communautaire est confronté. 5.4.2. Action : C’est bien évidemment tout ce qui a déjà été dit plus haut : 5.4.2.1. Recherche, en communauté, dans les milieux « difficiles » la source de leurs obstacles à un mode de vie plus « adéquat ». 5.4.2.2. Travail thérapeutique individuel, parfois, avec certaines personnes ou catégories constituant ces environnements (partagés ou non). En ce cas, nous ne préconisons aucun mode de thérapie particulière. C’est ici que devraient intervenir plusieurs thérapeutes formés à différentes thérapies : brèves, longues ou courtes ; analytiques, cognitivo-comportementalistes ; somatiques ou strictement verbales. 5.4.2.3. Tout ceci en fonction de chaque « client » et de son évolution. 5.4.2.4. Ainsi la thérapie pourra-t-elle être variable au fil du temps, comme dit au point 5.4.2.2. 5.4.2.5. Enfin, nous suivons entièrement le Dr Prof. Richard MEYER - lien - (Université de Strasbourg) : En cela, la Psychologie communautaire ne peut se satisfaire d’une seule méthode, mais devra au contraire s’ouvrir à la « somato-socio-psychothérapie » de Richard MEYER.
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La présentation des travaux de Richard MEYER est (également…) en chantier.
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